Au cœur de la région de l'Aisne, dans le nord de la France, la SCEA du Grand Caumont pratique l'agriculture biologique à grande échelle depuis 2019. La ferme de 350 hectares, gérée par Philippe Vieville, pratique une rotation diversifiée comprenant des céréales, du maïs, du colza, du soja, des pois, des épinards, des haricots verts, des oignons et des pommes de terre, avec environ 50 hectares consacrés à la production maraîchère.
Il n'a jamais été facile de cultiver des légumes de grande valeur dans des conditions biologiques. Comme beaucoup d'agriculteurs biologiques, Philippe était de plus en plus confronté à un problème : le désherbage. Les outils mécaniques n'étaient pas assez précis. La main-d'œuvre manuelle était de plus en plus difficile à trouver. Et après la transition vers l'agriculture biologique, certaines cultures sont devenues difficiles à justifier, non pas en raison de la demande du marché, mais en raison de ce qu'il fallait faire pour garder les champs propres.
Les oignons en sont l'exemple le plus flagrant. Au fil du temps, ils ont disparu de la rotation, car Philippe ne trouvait plus la main-d'œuvre dont il avait besoin.
Le tournant s'est produit en août 2024, lorsque Philippe a investi dans un FarmDroid , configuré avec trois roues. Enfin, le désherbage pouvait être automatisé et Philippe pouvait recommencer à cultiver des oignons biologiques.
Les résultats de Philippe en bref
- Réintroduction des oignons biologiques dans la rotation
- Moins de 100 heures de désherbage manuel par hectare pour les oignons (contre 300 à 500 heures auparavant )
- Réduction de moitié du travail manuel pour désherber les épinards
- Environ 50 000 € économisés par an rien qu'en main-d'œuvre manuelle
- Rentabilité atteinte dès la deuxième année grâce à une subvention de 50 %.
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FarmDroidDu goulot d'étranglement en matière de main-d'œuvre au désherbage automatique
Le FarmDroid d'abord FarmDroid déployé sur 10 hectares d'oignons, 10 hectares d'épinards de printemps et 10 hectares d'épinards d'automne. En juillet, période pendant laquelle le robot n'est généralement pas utilisé, Philippe l'a également testé sur des haricots verts. « Les essais ont été très prometteurs. Nous prévoyons d'ajouter cinq hectares supplémentaires de haricots verts l'année prochaine », explique Philippe, qui mentionne son intention de faire fonctionner le robot de manière productive tout au long de la saison.
Aujourd'hui, le FarmDroid traite environ 30 hectares par an, avec un objectif de 35 hectares en 2026, grâce au nouveau système de semis plus performant du robot.
Avant FarmDroid, le véritable défi commençait après les semailles, lorsqu'il fallait désherber les cultures biologiques . « C'était un cauchemar, surtout lorsque les plantes étaient jeunes et fragiles. Ce qui change vraiment la donne, c'est que FarmDroid avant même que les cultures ne sortent de terre. C'est impossible à faire à la main ou avec une houe traditionnelle. »
Ce désherbage précoce a tout changé. Grâce à la lutte contre les mauvaises herbes dès le premier jour, la production biologique d'oignons est redevenue réaliste.

« Le voir fonctionner, c'est y croire »
La décision de Philippe d'opter pour FarmDroid après avoir vu le robot en action dans une ferme voisine, à quelques kilomètres seulement.
« Ils le testaient sur la chicorée, et j'ai immédiatement compris l'avantage. La combinaison d'un semis de précision et d'un désherbage de prélevée est imbattable. »
Ce qui l'a convaincu, ce n'est pas seulement le concept, mais aussi la mise en œuvre.
« Dès que l'ensemencement est terminé, le robot commence à désherber, ce qui lui permet de toujours garder une longueur d'avance sur les mauvaises herbes. De plus, il est entièrement automatique, ne consomme pas de carburant, est léger et extrêmement précis. Honnêtement, il faut le voir fonctionner pour le croire. C'est là que l'on se rend compte à quel point il est autonome, en particulier pendant les premières phases de croissance. »
Un robot qui s'adapte à toute la saison
À la SCEA du Grand Caumont, le FarmDroid planifié tout au long de la saison et utilisé autant que possible, tantôt pour semer, tantôt pour désherber.
- Fin mars : semis d'oignons, suivi d'environ six passages de désherbage entre avril et mai.
- Fin mai à début juillet : semis d'épinards de printemps et quatre à cinq passages de désherbage
- Juillet : essais avec des haricots verts pour maintenir la productivité du robot pendant l'été
- Fin août à fin septembre : semis d'épinards d'automne et quatre à cinq passages de désherbage
L'agriculture de précision en pratique
Avant de passer à FarmDroid, Philippe semait les épinards à l'aide d'un semoir à grains. La levée était irrégulière, la précision limitée et le désherbage difficile.
Avec le FarmDroid, l'ensemencement et le désherbage ont changé.
« Désormais, grâce au FarmDroid, l'ensemencement est extrêmement précis et le robot désherbe à moins de 3 cm de la rangée, contre 8 cm auparavant. Cette précision fait toute la différence. »

Meilleures pratiques pour les oignons : adapter la culture au robot
C'est dans le domaine des oignons que FarmDroid eu le plus grand impact pour Philippe, juste après avoir adapté la disposition des cultures aux points forts du robot.
Philippe travaille désormais avec des plates-bandes de 1,80 m, en plantant cinq rangées espacées de 30 cm, au lieu des 45 à 50 cm traditionnels. L'ensemencement se fait par groupes de quatre graines tous les 18 cm, ce qui permet de maintenir la densité tout en laissant suffisamment d'espace pour que le robot puisse désherber entre les plants.
« C'est la seule machine sur le marché qui peut à la fois semer de cette manière et désherber entre les rangées d'oignons sans endommager les plantes », explique-t-il.
À mesure que sa confiance dans le robot grandissait, Philippe était de plus en plus disposé à pousser la précision encore plus loin. Il envisage désormais de réduire le nombre de graines par grappe et de resserrer davantage l'espacement.
« Une fois les semis effectués, le robot doit immédiatement commencer le désherbage, avant même la levée », explique-t-il. « Cette réactivité est essentielle. Il ne doit jamais rester immobile. C'est ainsi que vous tirez le meilleur parti de son autonomie et de sa précision. »
Premiers pas avec FarmDroid: installation et courbe d'apprentissage
Le FarmDroid est arrivé en août 2024, suivi d'une installation sur place et d'une formation avec un technicien. Ils ont commencé dans un champ de colza, juste pour se familiariser avec le robot avant de passer aux épinards.
Au cours de la première journée, le technicien a cartographié le terrain, installé la station de base RTK et dispensé une formation complète.
« Il y a eu quelques petits problèmes au début, ce qui est normal avec toute nouvelle technologie », explique Philippe. « Mais cela m'a aidé à vraiment comprendre comment fonctionne le robot avant de l'utiliser sur les cultures principales. »
L'assistance technique a joué un rôle clé dans l'expérience positive de Philippe avec FarmDroid. «L'assistance technique est excellente. On peut facilement joindre quelqu'un et la plupart des problèmes sont résolus à distance. »

Pourquoi la préparation du sol est déterminante pour le désherbage robotisé
L'utilisation FarmDroid un changement de mentalité, en particulier en ce qui concerne la préparation du sol.
Dans l'exploitation de Philippe, il est désormais obligatoire de labourer avant de semer afin d'éliminer les résidus végétaux. Cette opération est suivie de deux ou trois passages avec des cultivateurs à dents et des rouleaux afin de niveler et de tasser le sol.
Il a également constaté qu'un arrosage léger avant de travailler le sol aide à retenir l'humidité et garantit une levée plus uniforme des cultures. Cela est particulièrement important pour les oignons.
« Avec FarmDroid, tout commence par le sol », dit-il.
Supervision et maintenance : simples et prévisibles
Au début de la saison, lorsque l'ensoleillement n'est pas suffisant pour alimenter le robot en continu toute la journée, Philippe remplace la batterie chaque matin. Une batterie fonctionne dans les champs tandis que l'autre se recharge à la ferme.
La plupart des tâches de supervision s'effectuent via FarmDroid , qui lui permet de surveiller les opérations à distance. Pendant les semis, il reste plus vigilant afin de s'assurer que tout se passe bien, ce qui lui permet d'être plus détendu pendant le désherbage.
« Maintenant, j'ai entièrement confiance », déclare Philippe à propos du désherbage.
Notre partenaire en France procède à uneinspection complète une fois par an, en hiver. Après une saison, Philippe n'a dû remplacer qu'un moteur de désherbage et quelques pièces d'usure, sans surprise majeure.

Des résultats clairs et un retour sur investissement rapide
Les gains les plus importants proviennent de la réduction du travail manuel.
Pour les épinards, Philippe économise environ 50 heures de travail manuel par hectare, ce qui équivaut à environ 10 000 € par an. Pour les oignons, l'effet est encore plus prononcé. Alors que les systèmes biologiques classiques nécessitent entre 300 et 500 heures de désherbage manuel par hectare, Philippe en est désormais à moins de 100 heures. Cette différence représente un gain d'au moins 200 heures par hectare, soit environ 40 000 € par an rien que pour les oignons.
« Avec une subvention de 50 %, le FarmDroid rentable dès la deuxième année. Au total, j'estime à environ 50 000 € les économies réalisées chaque année rien qu'en main-d'œuvre, sans compter les économies de carburant. »
Au-delà des chiffres, il y a quelque chose de plus difficile à mesurer :
« Le bonus, c'est la tranquillité d'esprit. »
Un dernier conseil pour les autres producteurs d'oignons
Pour les agriculteurs qui envisagent d'acheter un FarmDroid, le conseil de Philippe est clair :
« Honnêtement, n'hésitez pas ! Allez voir le robot en action. C'est le meilleur moyen de comprendre ses avantages, notamment pour le désherbage et les économies de main-d'œuvre. »
Le robot n'a pas seulement réduit la charge de travail. Il a changé ce qui était possible dans sa ferme.
« La courbe d'apprentissage est courte, mais il faut un cycle complet de désherbage sur une culture pour vraiment comprendre comment optimiser ses performances. Et n'ayez pas peur d'être « agressif » dans votre stratégie de désherbage. Le robot est si précis que vous pouvez réduire en toute sécurité la bande non travaillée, même si vous perdez quelques plantes. »
Enfin, si Philippe devait résumer son expérience en trois mots, il choisirait :
«Autonomie. Précision. Tranquillité d'esprit. »
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